Violences dans le périscolaire : comment mieux protéger les enfants ?
5/4/202625 min
Le problème n’est pas récent. Il n’était pas tu. Des victimes et leurs parents parlaient. Les médias se sont simplement mis à les entendre et relayer leurs histoires. Chaque année, des centaines d’enfants, au moins, sont victimes de violences et de violences sexuelles dans le cadre du temps périscolaire en France. Et depuis le milieu de l’année 2025, à la suite de plusieurs affaires à Paris, le sujet est extrêmement médiatisé.
Le périscolaire, ce temps pédagogique en dehors des heures de classe, a pris de l’ampleur depuis la réforme des rythmes scolaires en 2013. Il se déroule la plupart du temps à l’école mais n’est pas géré par les enseignants. Ces heures d’accueil périscolaire sont assurées par des animateurs, missionnés par les communes. On pourrait croire que ces personnes, qui s’occupent chaque jour d’enfants entre 3 et 11 ans, sont triées sur le volet. Ce n’est pas toujours le cas.
Comment est-ce possible ? Ce secteur du périscolaire est-il particulièrement exposé aux prédateurs sexuels et si oui pourquoi ? Le nombre d’agressions a-t-il augmenté ces dernières années ou sommes-nous davantage à l’écoute de la parole des enfants ? Réponses dans cet épisode de « L’Heure du Monde » avec Eléa Pommiers, journaliste au service Société du Monde, en charge des questions « éducation ».
Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Amandine Robillard. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer.
Cet épisode de podcast a été diffusé le 4 mai 2026.
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First 90 secondsSophie Larmoyer· Host0:00
[musique de fond] Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Sophie Larmoyé et il est l'heure du Monde. Aujourd'hui. Ces derniers mois, les accusations de violences sexuelles dans le périscolaire se sont multipliées à Paris et dans toute la France. Le périscolaire, c'est ce temps où les enfants sont à l'école, mais pas pris en charge par leurs enseignants. Des moments à visée pédagogique en dehors des heures de classe. Chaque année, plusieurs centaines d'enfants, au moins, de maternelle ou de primaire, seraient victimes de violences sexuelles dans ce cadre. Mais comment est-ce possible ? Ce secteur du périscolaire est-il particulièrement exposé aux prédateurs sexuels ? Et si oui, pourquoi ? Le nombre d'agressions a-t-il augmenté ces dernières années ou sommes-nous davantage à l'écoute de la parole des enfants ? Alors que s'ouvre demain le procès d'un animateur accusé de plusieurs agressions sexuelles à Paris, je reçois Éléa Pommier, journaliste au service société du Monde et en charge des sujets éducation. Elle a enquêté sur ces violences dans le périscolaire et nous raconte. Mais tout de suite, on écoute un père de famille dont le fils de quatre ans dit avoir été victime de violences et de violences sexuelles par plusieurs animateurs dans le cadre de l'accueil périscolaire de son école maternelle, l'école Saint-Dominique, dans le septième arrondissement de Paris. Violences dans le périscolaire, comment mieux protéger les enfants