[Ă L'ESSENTIEL] đŻ Le plus grand bonheur du plus grand nombre
5/27/202610 min
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đŻ Voici un extrait dâun de mes anciens Ă©pisodes, pour aller Ă lâessentiel en quelques minutes.
đș Cet extrait est issu de mon Ă©pisode : BENTHAM - Qu'est-ce que l'utilitarisme ?
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Pour Jeremy Bentham, la morale repose sur un calcul : Ă©valuer chaque action selon le plaisir ou la souffrance quâelle produit. Ce qui compte nâest pas lâintention, mais le rĂ©sultat â le bien-ĂȘtre global. Une douleur peut donc ĂȘtre moralement bonne si elle conduit Ă un bonheur supĂ©rieur pour la collectivitĂ©. LâĂ©thique devient alors une arithmĂ©tique du plaisir, fondĂ©e sur la maximisation du bien commun.
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First 90 secondsCharles Robin· Host0:00
[gĂ©nĂ©rique] L'utilitarisme n'est pas Ă proprement parler un individualisme, puisque un individualisme consĂ©quent devrait dire le plus grand bonheur, mais chacun pour soi. LĂ , il s'agit de dire le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Autrement dit, il euh, il incombe Ă chaque individu de travailler non seulement Ă son propre bonheur, puisqu'il fait partie de l'humanitĂ©, mais aussi au bonheur de son prochain, au bonheur des autres, puisque peu importe qui Ă©prouve du plaisir, peu importe qui est heureux, Ă partir du moment oĂč il y a du plaisir, Ă partir du moment oĂč il y a du bonheur. VoilĂ pourquoi l'individu n'a finalement pas un si grand statut euh, dans la philosophie utilitariste, puisque l'individu en vaut un autre et qu'aprĂšs tout, euh, du moment que quelqu'un est heureux, on se fiche de savoir qui est heureux. Et ça peut ĂȘtre aussi bien soi que les autres, mĂȘme si Ă©videmment, Bentham reconnaĂźt qu'on travaille d'abord Ă notre bonheur individuel. Mais dans une perspective utilitariste globale, c'est-Ă -dire collective, voire politique, ce qui compte, c'est le plus grand bonheur du plus grand nombre, c'est-Ă -dire qu'un maximum de plaisir soit Ă©prouvĂ©. Il y a donc ce que ce que certains appelleraient une sacralisation du plaisir. Alors, on peut le dire, mĂȘme si le mot de sacralisation est dĂ©jĂ ambivalent, puisque s'il y a du sacrĂ©, c'est qu'il y a du profane