[Ă L'ESSENTIEL] đŻ La liberteÌ n'est pas le droit
6/8/202618 min
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đŻ Voici un extrait dâun de mes anciens Ă©pisodes, pour aller Ă lâessentiel en quelques minutes.
đș Cet extrait est issu de mon Ă©pisode : MICHĂA - La religion du progrĂšs
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Pour Jean-Claude MichĂ©a, la sociĂ©tĂ© moderne confond libertĂ© et droit. Ătre libre ne signifie pas pouvoir tout faire, mais savoir ce quâil est juste de faire. Le libĂ©ralisme rĂ©duit la libertĂ© Ă un simple cadre juridique oĂč tout devient possible dĂšs lors que câest consenti. Mais ce consentement, souvent obtenu dans un contexte dâaliĂ©nation, ne garantit ni la luciditĂ© ni la vĂ©ritable autonomie.
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First 90 secondsCharles Robin· Host0:02
Les philosophes libĂ©raux vont imaginer un modĂšle de sociĂ©tĂ© qui ne ferait plus appel Ă la vertu des individus qui la composent. Leur raisonnement est le suivant : si c'est la prĂ©tention des hommes Ă dĂ©tenir la vĂ©ritĂ© sur le bien qui les pousse Ă s'entretuer, alors il faut crĂ©er un modĂšle de sociĂ©tĂ© dans lequel les valeurs morales et religieuses seront privatisĂ©es. Autrement dit, il faut que l'Ătat renonce Ă vouloir imposer aux hommes une certaine idĂ©e du bien. Ce principe, principe dit de neutralitĂ© axiologique, MichĂ©a en fait l'acte fondateur de la civilisation libĂ©rale. Pour la premiĂšre fois dans l'histoire, les citoyens obtiennent le droit d'adhĂ©rer aux valeurs et aux croyances qui correspondent Ă leur dĂ©finition privĂ©e du bien ou du bonheur. Pour le dire simplement, avec le libĂ©ralisme, les citoyens accĂšdent enfin Ă la libertĂ© individuelle. Il est clair que pour nous autres, modernes, une telle libertĂ© peut sembler le b.a.-ba. Personne ne s'extasie plus du fait que nous ayons le droit de croire en Dieu ou de ne pas y croire, de nous montrer gĂ©nĂ©reux ou Ă©goĂŻstes, ou de prĂ©fĂ©rer la dĂ©bauche Ă la chastetĂ©. On peut avoir un jugement moral personnel sur les pratiques des uns et des autres, mais en aucun cas ces pratiques ne constituent une infraction Ă la loi. En aucun cas,