La solution du jour - Zohra Bitan : "C'est le politique le responsable, point final. Aujourd'hui on cherche des fusibles. Mais la question de l'inceste, des violences intrafamiliales ne se réglera pas" - 24/06
6/24/20263 min
Aujourd'hui, Zohra Bitan, fonctionnaire, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Didier Giraud, agriculteur en Saône-et-Loire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
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First 90 secondsZohra Bitan· Panelist0:00
Mais Il a raison le maire de Florence. Non seulement il a raison, mais en plus la responsabilité politique est immense. Pourquoi ? Parce que la responsabilité politique, elle vient du fait que qu'est-ce que, qu'est-ce que doit faire le politique en premier ? Ici, on a eu Françoise Laborde sur la maltraitance des enfants. On a eu Valérie Bénaïm sur les enfants disparus. Euh, on a eu des gens qui ont fait des livres, des conférences sur l'ASE, sur l'inceste. C'est un phénomène extrêmement important, extrêmement violent et qui est dans notre société depuis toujours. La cause nationale n'a jamais été déclarée, c'est-à-dire que ça n'a jamais été mis sur la table dans une, une façon transversale avec des directives, des directives simples et claires, détection dans les écoles. On a combien de cas, et je pense qu'ici le standard exploserait, d'enseignants qui détectent, d'une traversée administrative qui prend mille ans, soixante-dix mille dossiers en souffrance. Ça veut dire que s'il n'y avait pas l'affaire Liana, ils y seraient encore. Donc quand on dit que le politique n'est pas responsable, il est au premier chef responsable de ne pas avoir donné une orientation politique qui incite, qui oblige, qui contraint toute la chaîne, qui évite qu'un enfant soit violé, maltraité, battu, affamé, torturé depuis des années. On place aujourd'hui des enfants dans des familles d'accueil où les enfants sont violés. Donc ce n'est pas un phénomène connu. On ne découvre pas. Donc la question