La réalité du jour - Fatima Aït Bounoua : "Il y a un décalage entre ces gens sur les plateaux qui parlent de la clim et ceux qui bossent sur un chantier. Mais dans ma salle de classe avec 28 élèves..." - 24/06
6/24/20263 min
Aujourd'hui, Zohra Bitan, fonctionnaire, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Didier Giraud, agriculteur en Saône-et-Loire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Clips
Transcript preview
First 90 secondsFatima Aït Bounoua· Panelist0:00
Rapidement, la première chose, j'ai l'impression de revivre un peu le COVID. Du coup, canicule comme COVID, enfin, finalement, ça ne fait que, que mettre en lumière les inégalités sociales déjà existantes et on les vit. Ça veut dire que d'habitude, on le sait qu'il y a des inégalités sociales, mais là, on le vit. Je vais vous donner un moment tout simple : j'étais dans ma salle parce que j'entendais partout : Les écoles sont fermées. Moi, j'ai, je, je travaillais comme beaucoup de gens. Ton fils travaillait, Zora aussi. Plein de professeurs étaient en cours avec leurs élèves, notamment pour les troisièmes qui ont le brevet. Le brevet, c'est vendredi, donc il y avait les révisions du brevet. Donc en classe avec mes quatrièmes comme avec mes troisièmes, j'ai, j'ai eu une pause et un des profs est venu pour accrocher une couverture de survie sur la fenêtre parce qu'il n'y a pas de rideau. Donc ils étaient en train de monter comme ça sur la chaise, en train de mettre la couverture de survie. Et j'étais-- et moi, je regardais, j'ai pris mon téléphone comme si c'était- Tu te sens pas au Mali, là ? [rire] J'étais en train de regarder sur mon téléphone, c'était la pause hein, pour regarder le Blanc de Meudon, parce que j'avais vu que Blanc de Meudon sur les fenêtres, ça peut... J'étais en train de faire ça et en rentrant le soir, j'ai écouté les podcasts, le podcast des GG et j'entends l'un d'entre vous, je me souviens plus qui c'est, qui dit : Oui, c'est bon, euh, ça va. Et je me suis dit : Ah ouais, il est sur son plateau climatisé parce qu'il fait très bon ici. Moi, travailler dans ces conditions, j'oublie la canicule.
Alain Marschall· Host1:19
Pas de problème.
Fatima Aït Bounoua· Panelist1:19
Je vous le dis, je suis très bien ici, c'est merveilleux. Je peux travailler toute la journée, mais je peux vous assurer qu'avec vingt-cinq élèves ou vingt-huit ou trente pour certains dans une petite salle, des